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Mode durable : vers un retour à la retouche des vêtements​

Mode durable : vers un retour à la retouche des vêtements

#retouche #génération #modedurable #modecyclique #upcycling

« Dans le temps, il était absolument impensable de jeter quelque chose d’un petit peu important. Maintenant, on jette des vêtements. » 

Ce constat ne date pas des années 2000, mais bien de 1974 (sources : Ina). Le vêtement usé, réparé puis porté de nouveau maintes et maintes fois par nos grands-mères dans les années 1950 n’existe alors plus, remplacé par le prêt-à-porter qui révolutionne les modes de vie depuis les années 1960. La société de consommation naissante dans les vies de nos parents, gaspille sans compter alors que certains commencent à alerter sur les dangers de la surconsommation et de la production à outrance dès les années 1970. 

La nouvelle génération, la nôtre, s’interroge, remet en question dès les années 2010 l’attrait pour la mode jetable hérité de nos parents et retourne vers des pratiques anciennes, parmi lesquelles la retouche qui fait son retour dans les habitudes des français, apportant avec elle une saveur d’antan. La mode est cyclique, les pratiques vite oubliées reviennent rapidement au goût du jour afin d’apporter des solutions aux problèmes rencontrés par la société actuelle, face à son mode de consommation polluant de plus en plus décrié.

Nos grands-parents : génération avec une culture
de la retouche faite-maison basée sur une garde-robe
constamment réparée ou améliorée

Entre le raccommodage d’une paire de chaussettes trouées pour la énième fois, la retouche d’un vêtement pour l’adapter à une saison, ou le rajout d’un volant sur une jupe abimée par les années, nos grands-parents avaient plus d’un tour dans leur sac pour réparer, repriser ou retoucher par eux-mêmes leur garde-robe peu fournie afin de pouvoir la porter en toute situation. Le vêtement incarnait avant tout l’histoire d’une famille : chaque bout de tissu accompagnait une famille sur plusieurs générations, il faisait partie de son identité et de son quotidien comme un meuble. Le vêtement avait du sens pour les familles des années 1950 où la culture de la retouche et de la réparation prévalait, on ne pouvait imaginer le jeter à la moindre usure ou changement de saison.

Nos grands-parents cultivaient une véritable culture de la retouche face à la difficulté de trouver des vêtements, en particulier dans les campagnes. Avec des budgets très réduits voire inexistants dédiés à l’habillement, nos grands-parents, habitués au travail manuel, cousaient souvent eux-mêmes leurs propres vêtements ou étaient aidés par une couturière de leur voisinage. On créait alors des vêtements destinés à être conservé le plus longtemps possible et transmis dans le meilleur état à ses enfants. Les ménages les plus fortunés utilisaient quant à eux des tissus généralement plus luxueux et faisaient appel à une couturière personnelle pour repriser et retoucher leurs vêtements souvent conçus sur mesure.

Nos parents : génération marquée par l’essor
du prêt-à-porter et la naissance d’une mode jetable

Dans le contexte de croissance des Trente Glorieuses, l’essor du prêt-à-porter accompagnant celui de la fast fashion a contribué à changer profondément les habitudes de retouche des français.

 Les usines ont dès les années 1960 entériné la production en masse de vêtements, une production en série de basse qualité de vêtements standardisés, à prix bas et au style dicté par des collections presque mensuelles. C’est dans ce contexte que sont nées les grandes enseignes de l’industrie, dont le maître mot est la fast fashion, qui sont devenues les principaux lieux prisés par les français de toutes catégories sociales pour s’habiller à coûts réduits. Au-delà de la possibilité de changer régulièrement de tenue qui a séduit les français des années 1970, la surconsommation ne jouissait alors pas d’une connotation négative et était même alors vue comme un symbole de réussite. Cette ruée vers le prêt-à-porter a également contribué à un changement de mentalité des classes les plus fortunées de la population, qui avaient autrefois une mauvaise image des vêtements non fabriqués sur mesure et ont dû s’habituer à la standardisation des tailles des grandes enseignes de l’industrie de la mode.

Avec la mondialisation et le développement du numérique dans les années 1980 et 1990, nos parents ont définitivement enfermé au placard leur nécessaire de couture et pris l’habitude de jeter leurs vêtements à peine usés. Malgré les premières sonnettes d’alarme tirées dès le milieu des années 1970 pour alerter sur les dangers de la surconsommation et les conséquences néfastes d’une industrie très polluante, l’intensification de la surproduction de vêtements et les délocalisations répétées d’usines du textile vers des pays en développement pour une production à moindre coût ont permis d’ancrer encore plus la mode jetable dans les mentalités dès les années 1980. Le développement du numérique a par ailleurs permis un meilleur accès à l’achat et encouragé la surconsommation de vêtements, avec une possibilité d’acheter en continu et de manière beaucoup moins réfléchie qu’autrefois.

Le prêt-à-porter a mis un coup d’arrêt presque définitif à l’utilisation de la retouche en participant à une consommation compulsive avec une volonté nouvelle de respecter la mode établie par les géants de l’industrie : « Les bas prix ont changé les attentes des consommateurs : puisqu’ils ne paient pas cher, ils ne s’attendent pas à ce que ça dure très longtemps. Cela crée un cercle vicieux où les marques offrent une qualité à peine acceptable. » (source : lactualite.com). Cette pratique d’une mode éphémère et jetable a également été encouragée par un processus neurologique mis en lumière par des chercheurs américains, faire les magasins « excite les mêmes zones de plaisir dans le cerveau que celles liées à la dépendance – quand le client a l’impression de profiter d’un bon prix, la sensation de plaisir supplante celle liée à la ‘douleur’ pour le portefeuille ».

Notre génération : un retour à une mode durable
contre la surconsommation ancrée dans nos habitudes

Confrontées à une mode jetable, les prises de conscience interrogent nos modes de consommation et encouragent le retour à une mode durable

L’enthousiasme pour la fast fashion a des limites qui semblent en passe d’être atteintes durant la décennie à venir. Les consciences évoluent et ce qui faisait autrefois le succès de l’industrie du textile, à savoir des produits peu coûteux et la possibilité d’acheter en masse des vêtements sans cesse renouvelés, est aujourd’hui de plus en plus décrié par les détracteurs d’une mode irresponsable et très polluante.

La solution ? Favoriser de nouvelle façon de consommer, de façon plus responsable et éthique, en somme un retour à la mentalité économe de nos grands-parents et des générations d’avant.

Nous cherchons à remettre du sens dans notre garde-robe, en prônant une protection des ressources par le recyclage, la récupération et l’upcycling ainsi qu’une économie circulaire et alternative. Les prises de conscience ont fait évoluer les mentalités et encouragé un retour à la couture pour retoucher soi-même ses vêtements dans une démarche éthique, zéro déchet et respectueuse de l’environnement. Cette volonté de plus en plus répandue de retrouver du sens passe également par le succès des services de retouche, avec des français prêts à mettre plus d’argent pour faire réparer leurs vêtements, acheter des vêtements recyclés ou de seconde main, ou encore Made in France afin de favoriser des circuits courts.

Ce retour générationnel à la retouche n’invente rien : il reprend les pratiques d’antan pour les utiliser dans le contexte actuel et espérer améliorer la situation en ralentissant la pollution de la planète, en encourageant un développement durable et éthique ainsi qu’une consommation plus réfléchie et responsable de tous.

Finalement, le pari de MyCouturier, par le biais de son service de mise en relation entre particuliers cherchant une retouche et couturiers prêts à les aider, c’est de faciliter ce retour à la retouche. MyCouturier n’invente pas la retouche, mais la digitalise pour la remettre au cœur de vos pratiques et faciliter l’accès à un service de retouche proche de chez vous.

Alors qu’attendez-vous

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“Un canevas c’est une madeleine de Proust” [Portrait de Couturier]

« Un canevas, c’est une madeleine de Proust. » [Portrait de Couturier]

#Portrait de Couturière #Couture #MyCouturier #Canevas #Upcycling #Handmade #Vinted #Jacket.te

La prise de conscience écologique remet au goût du jour la couture au travers de l’upcycling.
Faire du neuf avec du vieux, tant dans la matière que dans la pratique.  Petite balade dans l’univers coloré de Jacket.te !

« Un canevas, c’est une madeleine de Proust. »

Impossible parfois de se souvenir exactement à partir de quel moment on est entré pleinement dans une passion, un peu comme si on était né dedans. Pour Anne Sophie, une histoire qui a commencé bien avant sa naissance, et une activité qui lui a tendu les bras sous la forme de ceux de sa grand-mère et de son grand-père. Elle était couturière, il était chiffonnier-ferrailleur, et tous deux partageaient cet amour de la récupération et de la création. Les tissus que ramenait son grand-père se transformaient sous les doigts experts de sa grand-mère en d’élégantes pièces neuves : « L’upcycling, ils l’avaient inventé bien avant nous ! J’ai vu des rideaux transformés en robe de mariée, des couvertures en manteaux, des chemises-hommes en jupettes … bébé. ».

Anne Sophie, pendant ce temps, triait les boites de boutons et les bobines, s’imprégnant de cette philosophie de vie : « Économiser, ne rien jeter, ne jamais gaspiller. ». Puis, à 7 ans, c’est à son tour de mettre en pratique ces leçons, avec sa première machine à coudre. Une histoire qui dure jusqu’à aujourd’hui, et prend un nouveau départ avec l’aventure Jacket.te !

La couture étant une affaire de famille, c’est la fille d’Anne Sophie qui lui souffle l’idée de Jacket.te. Cette dernière a voulu profiter de la veste en jean de sa mère, mais en la personnalisant un peu, et « le canevas est arrivé naturellement ». Une manière de redonner à cet art une place qu’il avait perdu, tombé en désuétude. Les motifs originaux et colorés ornent désormais les articles qu’elle vend sur son Instagram @jacket.te ou sur son compte Vinted.

Tout comme le faisait sa grand-mère, Anne Sophie propose ses créations originales – tant des vestes que des objets décoratifs – mais tient avant tout à faire plaisir aux personnes autour d’elle. C’est pourquoi elle réalise aussi des pièces sur commande.  Un hommage à toutes ces femmes, mais aussi comme elle le rappelle, à tous ces hommes, qui « s’adonnaient à cette passion [sans oser] avouer ce genre de divertissement ». Alors, ne rien jeter, pas même les modes d’autrefois, mais plutôt leur donner une seconde vie dans un souffle de modernité.

Si une pièce vous fait de l’œil, si une idée vous trotte dans la tête, ou si vous souhaitez simplement partager votre passion avec quelqu’un, Anne Sophie sera heureuse de vous accueillir dans son univers ! 

Si comme elle, vous pensez que l’upcycling c’est avant tout une affaire de partage, vous pouvez rejoindre la communauté MyCouturier et devenir couturier ou couturière, pour proposer vos retouches de vêtement et gérer votre revenu : Devenir Couturier

Besoin d’une retouche mais il vous est difficile de la pratiquer. Vous trouverez sans doute une personne près de chez vous prête à vous aider : Trouver un Couturier

Couturement,

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Tuto upcycling : Le col japonais

Tuto upcycling : Le col japonais

#upcycling #tuto couture #diy #customisation #mycouturier #haut à col

L’été approche, et avec lui, ses grosses chaleurs. Rien de plus désagréable que d’avoir chaud
alors même que l’on porte des affaires légères, vous ne trouvez pas ? C’est la réflexion que je me faisais l’autre jour, devant ma garde-robe. Aucun haut ne me convenait vraiment. Si seulement je pouvais trouver un moyen de faire passer un peu d’air frais …
Mais bien sûr ! Pas besoin de ventilateur portable ou autre gadget inutile. Je n’ai qu’à
upcylcer ce petit haut à col fermé qui m’étouffe. Un col japonais, ça serait la bonne solution. En plus, ça le rendra bien plus élégant !


Vous aussi vous souhaitez customiser un de vos hauts en lui dessinant une jolie petite
ouverture ? Alors munissez-vous de fil et de ciseaux, et suivez ces différentes étapes. En à peine trente minutes, vous aurez devant vous un nouvel habit parfait pour cet été caniculaire !

Première étape : pour la customisation, vous aurez besoin de …

Votre haut à customiser ; Une pièce de tissu noir, pour y découper 8 bandes ; Un crayon ou une craie pour délimiter votre zone de découpe et une paire de ciseaux ; Un mètre ruban ; Des pinces, du fil et une aiguille (même pas besoin de sortir la machine …) ; Un fer à repasser (… bon, sauf celle-ci)

Deuxième étape : la couture du col japonais

Pour commencer, posez votre haut à col fermé bien à plat. Munissez-vous de votre crayon et
tracez deux points : le premier sous le col à votre droite (à gauche de l’habit donc, suivant notre exemple), le second près de l’emmanchure à votre droite. Vous pouvez maintenant relier ces points en haut et en bas par deux traits légèrement courbes. Une fois le tracé effectué, il ne vous reste plus qu’à découper.

Il s’agit maintenant d’enjoliver cette ouverture. Pour cela, découpez deux biais de la longueur
de chaque trait effectué et de 4 cm de largeur. Pliez ces deux bandes et repassez-les au fer. Ensuite, placez ces biais sur les bords du top et épinglez-les. Une fois qu’ils sont positionnés à votre convenance, vous n’avez plus qu’à les coudre. Le tour est joué !

Coupez de nouveau six bandes de 4×6 cm dans votre seconde pièce de tissu. Repassez-les et cousez-les en lanières. Placez ces bandes sur les bords customisés du top, à la manière de notre schéma : trois de chaque côté et espacées d’une distance équivalente. Si le placement vous convient, vous pouvez coudre ces bandes à 0,5 cm du bord des deux premiers biais.

Nouez maintenant deux à deux vos lanières, et voilà, votre col japonais est parfait !

Vous avez sauté le pas et vous êtes fier·e de votre toute nouvelle création ? N’hésitez pas à la
partager sur les réseaux sociaux en nous taguant @my.couturier ou avec le hashtag
#tutomycouturier. Emparez-vous également des commentaires pour toute remarque, conseil ou partage.

Couturement votre,

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« La couture, c’est mon moyen d’expression, j’aime me dire que je ne porte pas la même chose que tout le monde. » [Portrait de Couturier]

« La couture, c’est un moyen d’expression et de différenciation, j’aime me dire que je ne porte pas la même chose que tout le monde. » [Portrait de Couturier]

Portrait de Couturière avec Louise, de @lsy.lecomte

#moderesponsable #modesolidaire #upcycling #portraitdecouturière #couture #customisation

Saviez-vous que la couture pouvait être à la fois un moyen de briser les codes de la fast fashion, d’exercer sa créativité sans limite et de défendre un mode de vie éthique et responsable ? Si vous en doutiez encore, donnez une chemise rayée, une paire de ciseaux et quelques heures à Louise et elle saura sans aucun doute vous convaincre.

Être couturière pour Louise, c’est sa façon à elle de se battre à son échelle pour une consommation plus responsable au quotidien, en passant en premier lieu par la récupération et le recyclage de vêtements pour leur offrir un nouveau style.

Promouvoir la seconde main, customiser, upcycler ou encore se servir de sa créativité dans la couture pour offrir une seconde vie à ses vêtements : ce sont pour Louise les essentiels de la mode durable qu’elle prône à travers sa passion pour la couture et qu’elle partage à sa communauté grâce aux réseaux sociaux, à travers son compte Instagram @lsy.lecomte.

La couture, c’est avant tout une histoire de famille pour Louise qui, dès son plus jeune âge, a commencé à créer, en débutant par des vêtements pour ses poupées Barbie avec sa sœur. Sa famille lui a rapidement transmis son goût pour une mode responsable et durable, basée sur le recyclage et l’upcycling, les mots d’ordre qui régissent toujours ses créations actuelles.  

Du sac customisé avec une broche au jean délavé sur une jambe, la couture permet à Louise de s’évader le temps de quelques heures en se lançant de nouveaux défis de customisation de ses habits et accessoires favoris – « je peux passer des heures sur un projet sans les voir défiler (et j’adore ça !) ».

Mais Louise ne s’arrête pas là, lorsqu’elle évoque la pièce dont elle est la plus fière, elle nous montre qu’elle a une autre vision de la mode, celle d’une mode solidaire. Louise utilise la couture pour défendre des causes qui lui sont chères, comme elle l’a fait en 2015 en créant une robe sur le thème « la jungle en ville » pour le défilé caritatif La Mode a du Cœur organisé par la ville de Lille. « Ma vision et conception du thème ont été comprises et appréciées, la robe a été vendue à l’issue du défilé, j’étais très fière ».

« Par transmission familiale, j’ai toujours fait de la récup’ de vêtements et d’accessoires, s’en est suivi la customisation et personnalisation. »

Pour cette adepte de la slow fashion, la créativité qu’elle peut développer sur ses propres vêtements, en ajoutant un élément en plus comme un écusson sur le pull ci-contre, lui offre « un moyen de différenciation, une façon de se dire qu’elle ne porte pas la même chose que tout le monde » et d’affirmer son propre style en apportant sa touche personnelle à ses vêtements à travers la customisation.

On sent rapidement en parlant avec Louise de sa pièce favorite, la veste en jean, que c’est aussi la possibilité de laisser parler sa créativité de façon infinie qui l’enchante tant dans la couture. La veste en jean représente pour elle « une pièce sans distinction sociale (aujourd’hui !) androgyne et intemporelle », un vêtement offrant une multitude de possibilités pour l’upcycling.

« On peut choisir de la laisser brut ou la personnaliser de pleins de manières (ajout de pièces de tissus, des pins, la décolorer, teindre, etc.). J’aime appliquer ces concepts sur mes créations et sur moi. »

Si comme Louise, vous voulez agir concrètement en aidant ceux qui vous entourent en couture en prônant la seconde main, n’hésitez plus et proposez vos services en tant que Couturier sur notre plateforme.

Si vous avez été séduit par les talents de notre couturière et souhaitez faire appel à un.e couturier.e de notre plateforme pour vous aider dans une de vos retouches, cherchez dès maintenant un couturier proche de chez vous.

Couturement votre

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Friperies à la mode : motivations économiques ou changement de mentalité ?

Friperies à la mode : motivations économiques ou changement de mentalité ?

#friperie #secondemain #modedurable #économiecirculaire #conscienceécologique #modeéthique

« C’est un des gros enjeux de l’industrie de la mode pour la décennie à venir : une mode plus éthique, plus responsable. » Pour Farid Chenoune, historien de la mode, il n’y a aucun doute : l’industrie de la mode doit profondément changer pour s’inscrire dans une démarche durable face à des consommateurs à la recherche de plus d’éthique et de responsabilité dans leurs choix vestimentaires. 

La mode durable, c’est avant tout une volonté, celle de recycler ses vêtements, en les revendant sous la forme de seconde main, en les retouchant ou en pratiquant l’upcycling. L’essor des friperies, non plus comme lieux de vente pour les populations les plus démunies mais comme mine d’or de la mode du XXIème siècle, témoigne de l’attrait de la population française pour la seconde main. Une tendance pas seulement tricolore mais  également mondiale comme le dévoile fin 2019 une étude ThredUp selon laquelle le marché de la seconde main surpassera celui de la fast fashion en 2028 aux Etats-Unis.

Un constat clair : les friperies sont aujourd’hui à la mode en France, en
particulier chez les plus jeunes générations, qui s’y pressent pour y dénicher la bonne affaire, la nouvelle perle rare pour leur garde-robe

Nous sommes partis d’un constat, celui que les friperies sont depuis une dizaine d’années en
vogue en France. Une véritable recrudescence des ventes de vêtements de seconde main s’est enclenchée, à la suite d’un changement de mentalité des consommateurs vis-à-vis des
friperies. Après leur apparition au début des années 1990, les friperies ont longtemps été
boudées par les catégories les plus aisées de la population qui ont vu d’un mauvais œil l’achat de vêtements de seconde main considérés comme usés, réservés aux populations les plus démunies.

L’arrivée sur le marché de nouvelles générations, parmi lesquelles les millenials, a totalement changé la donne et permis aux friperies de se donner une nouvelle réputation tendance. Le pourcentage de français qui se sont laissés tenter par la seconde main a atteint, selon l’Institut Français de la Mode, 39% en 2019 contre 15% dix ans plus tôt, avec 23% des achats de vêtements de seconde main réalisés dans des friperies pour un chiffre d’affaires total d’un milliard d’euros pour les friperies françaises en 2018.

D’où vient cet attrait pour les friperies ? Cette prise d’assaut des friperies a-t-elle
été une simple conséquence de la conjoncture économique ou témoigne-t-elle
d’une réelle prise de conscience des enjeux sociaux et environnementaux par les
consommateurs français ?

L’éveil d’une conscience écologique et son influence sur les pratiques de consommation

Moins de 1% des tissus qui composent nos vêtements sont recyclés, et l’industrie du textile est la deuxième industrie la plus polluante pour l’environnement derrière l’industrie pétrolière. Ces constats sont alarmants, tout comme les chiffres que nous vous dévoilions en mars lors de la Journée mondiale de l’eau, et ne cessent de questionner les consommateurs sur le gaspillage vestimentaire.
Face à l’émergence d’une conscience écologique française dès les années 1970, l’intérêt pour les questions de consommation n’a cessé de croître, en particulier chez les jeunes générations, qui ont décidé d’adopter des comportements plus éco-responsables, notamment en fréquentant les friperies. Cet engouement s’est également traduit par une montée en puissance de mouvements citoyens, comme les grandes marches organisées pour la planète en marge des rassemblements de chefs d’Etat.

Un nombre grandissant de consommateurs a décidé de contrer la tendance à la surconsommation encouragée par les grandes enseignes de l’industrie du textile, sachant
qu’une personne achète aujourd’hui en moyenne 60% de vêtements de plus qu’au début des années 2000 et les garde moitié moins longtemps selon un rapport ADEME. Ceci
s’accompagne aussi d’une sensibilité plus importante des consommateurs pour la qualité du
vêtement acheté, le processus de fabrication et les produits utilisés lors de la conception.

La recherche d’une mode plus éthique et soucieuse des travailleurs de l’industrie de la mode

Outre la responsabilité ressentie par les consommateurs dans l’achat de vêtements contribuant à la pollution de l’environnement, la mode durable incarnée par l’essor des friperies, possède également une dimension éthique.
Les consommateurs sont plus soucieux du fonctionnement de l’industrie du textile et sont
nombreux à questionner la surexploitation d’une main d’œuvre à bas coûts dans les pays du
Sud, par des grandes enseignes cherchant un profit toujours plus important. Le recours aux
friperies est également revendiqué par certains pour montrer un désaccord avec cette industrie aux conditions de travail souvent décriées, ignorant les droits de ses ouvriers, et où le respect des droits de l’homme est régulièrement remis en question. Des évènements tragiques comme l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh en avril 2013 ayant entraîné la mort de plus de 1100 ouvriers du textile dans cinq usines, contribuent aussi à questionner les consommateurs sur cette industrie.

Une volonté nouvelle de favoriser une économie alternative, circulaire et durable

Au-delà de l’opportunité économique représentée par l’achat de vêtements à prix réduits dans les friperies en période de baisse du pouvoir d’achat des ménages, les friperies favorisent aussi la mise en place de circuits courts, s’appuyant sur une économie circulaire et durable.
Cette économie alternative contribue à réduire le gaspillage de vêtements, la consommation excessive et ainsi diminuer la pollution et les déchets produits par la confection et l’acheminement de vêtements à travers le monde.

Le principe d’économie circulaire est basé sur la mise en place d’un développement durable afin d’économiser les ressources épuisable. Cette économie, doit s’envisager par une consommation responsable tenant compte des enjeux environnementaux et sociaux. Elle doit également pouvoir compter sur l’allongement de la durée d’usage des vêtements, qui ont actuellement une durée de vie moyenne de seulement 3,3 ans dans l’Union Européenne. 

Cet allongement de la durée d’usage peut être permis par un recours à la réparation de manière plus systématique comme nous le proposons chez MyCouturier en mettant en contact des couturiers avec des utilisateurs cherchant de l’aide pour la réparation d’un vêtement. 

Redonner une nouvelle vie aux vêtements permet de diminuer l’impact de l’industrie textile sur la planète et de contribuer à réduire ce nombre alarmant : dans l’UE, 80% des vêtements jetés qui ne sont pas recyclés.

L’évolution des rôles dans l’industrie de la mode, vers une place plus importante des consommateurs au cœur du choix des tendances

L’attrait grandissant pour les friperies doit aussi être attribué à une évolution de la mode et à
une volonté des consommateurs d’affirmer leur style et de plus suivre les collections sans
cesse renouvelées et uniformisées, qui leur sont imposées par les grandes enseignes. Les
friperies répondent à une demande des consommateurs, celle de se démarquer en trouvant la pièce unique pour leur garde-robe, tout en ayant la possibilité de renouveler plus
régulièrement leur garde-robe en revendant leurs vêtements.

Les fripes accèdent également aux envies des consommateurs de s’habiller vintage, avec des pièces plus anciennes, afin de recopier les tendances d’antan, tout comme le font
régulièrement les grands noms de la mode qui n’hésitent plus à se fournir dans les friperies pour des tournages de films ou défilés de mode.

Les conséquences sur la fast fashion de l’intérêt porté à la mode éco-responsable et durable témoignent d’un véritable changement de comportement des consommateurs dans leurs choix vestimentaires

Face au déclin de la fast fashion, progressivement remplacée par une tendance à la slow
fashion, les grandes enseignes du prêt-à-porter ont pris conscience de la nécessité de faire des concessions si elles voulaient continuer à attirer des consommateurs plus consciencieux dans leurs achats. C’est en ce sens que le Fashion Pact a été signé par une myriade d’entreprises de l’industrie de la mode et du textile en août 2019 afin de s’inscrire dans une démarche éco-responsable et renforcer la confiance des consommateurs.

La tendance à la seconde main inquiète les géants de la mode, qui n’hésitent également pas à investir dans cette nouvelle tendance, comme l’a fait l’enseigne H&M en devenant fin 2019 le principal actionnaire du site suédois de vente de seconde main Sellpy.

Lequel de ces facteurs explique-t-il finalement le mieux la tendance à la fripe en France ?

Plutôt que de s’arrêter à la conclusion de Frédéric Godart, sociologue de la mode, qui considère que l’attrait pour les friperies est renforcé par les avantages procurés aux consommateurs : « En achetant des vêtements, des accessoires ou des chaussures de seconde main, vous êtes bien sous tous rapports : c’est écolo, plus économique, différenciant, et, grâce à la technologie, c’est de plus en plus facile », nous avons voulu aller plus loin.


Chez MyCouturier, nous avons notre avis sur la question et nous sommes persuadés que, même si les prix avantageux des vêtements de seconde main ont pu, de prime abord, contribuer à attirer de nouveaux consommateurs dans les friperies, c’est avant tout la perspective d’une mode durable qui les a convaincus d’y poursuivre leurs achats sur le long terme. Les adeptes des friperies ont aujourd’hui avant tout conscience de la nécessité de donner une seconde vie à leur vêtement, de privilégier les circuits courts, de recycler, réparer ou même customiser au lieu de jeter. Nous pensons que ce nouvel attrait pour les friperies est principalement dû à un réel changement de mentalité des consommateurs, qui ont véritablement pris conscience de l’importance de s’engager dans une consommation éco-responsable et éthique, dans le cadre d’une économie circulaire respectueuse de la planète.

Pour avancer en faveur d’une mode plus éthique, proche de nous et durable, rejoignez nous!

Couturement,

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“La couture change l’image qu’on a de la mode, même si on a de petites bases, comme moi” [Portrait de Couturier]

"La couture change l'image qu'on a de la mode, même si on a de petites bases comme moi" [Portrait de Couturier]

Portrait de Couturière avec Camile, de @Camvnv

# Portrait de couturier # Passion Couture #Upcycling # Couturière # Camvnv

A-t-on besoin d’être un·e expert·e reconnu·e dans le monde de la haute couture pour se munir de tissu, de fil et d’une machine, et se lancer dans la confection d’une tenue qui nous trotte dans la tête ? Camille nous répondrait certainement que non, bien heureusement.

« Si j’étais un vêtement, je pense que je serais une veste vintage oversized en cuir noir, parce que l’on pourra me porter tout le temps, à presque toutes les saisons, et je pourrais traverser le temps sans que je sois coincée dans un placard. »

Toute l’essence de la philosophie de la mode de Camille se trouve résumée dans cette phrase. Gardons ce qu’il y a à garder. Achetons ce que nous sommes sûr·e·s de porter. Transformons ce qui peut l’être. Et cela peu importe son niveau en couture. L’important n’est pas pour elle d’être une grande figure présente sur les podiums, mais d’être en accord avec ses valeurs écologiques. Créatrice débutante mais passionnée, Camille partage sur son instagram @camvnv ses nouvelles pièces et ses sources d’inspiration.      

« Pour moi, la couture va être, je l’espère, un moyen d’éviter les conséquences de la surconsommation des vêtements. [Elle] peut changer l’approche que l’on peut avoir de la mode, même si on n’a que des petites bases, comme moi. »

Même si Camille s’est intéressée dès son plus jeune âge à la couture et au recyclage – « Déjà petite, je raccommodais  mes affaires et j’offrais à mes parents des petits oreillers cousus à la main, que je brodais ensuite. » – ce n’est que très récemment, pendant le confinement, qu’elle a sauté le pas, en apprenant à manier la machine à coudre et à créer ses propres vêtements, à partir d’habits anciens. Tout comme nous, Camille est une adepte de l’upcycling, qu’elle pratique au quotidien.

L’une de ses premières pièces, et celle dont elle est la plus fière, c’est cet ensemble jupe et haut à carreaux, renaissant des cendres d’un pantalon troué, pour cause de brûlure. Il y aura toujours des affaires que l’on ne pourra plus porter, question de taille, de style ou d’usure. Mais pour Camille, la vie de ces habits ne s’arrête pas là. Si elle avoue qu’auparavant elle n’hésitait pas à se débarrasser de ses vieux vêtements, comme beaucoup d’entre nous sommes tentés de le faire, elle jette aujourd’hui un regard neuf sur ces pièces, qui deviennent sous ses coups de ciseaux une matière première qui ne demande qu’à être utilisée. 

« Je couds de nouvelles tenues avec la base d’anciens habits, de chutes de tissus, et même de rideaux ! »

Novices en la matière ou surcycleurs confirmés, Camille vous invite à laisser parler votre créativité, pour faire des vêtements que vous ne portez plus de véritables petits joyaux de votre garde-robe. Nul besoin de démarrer par la confection d’une robe de gala, rassurez-vous. Il suffit de se laisser guider par son instinct, et, déjà, l’on peut imaginer créer des choses simples, à l’image de ce bandeau, provenant de ce top anciennement déchiré.

Alors, la prochaine fois, avant de jeter un peu vite ces vieilles fripes, demandez-vous plutôt : « Qu’est-ce que je pourrais bien faire avec ça ? ». Vous verrez, vous trouverez la réponse plus facilement que vous ne le croyez !

Couturement, 

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Vinted, Vestiaire Collective: Les applications zéro déchet du textile, lesquelles utiliser et pourquoi ?

Vinted, Vestiaire Collective: Les applications zéro déchet du textile, lesquelles utiliser et pourquoi ?

# zéro déchet # appli mode # seconde main # vinted # vestiaire collective # vide dressing #mode éthique #viji #geev

Éviter le gaspillage textile, c’est possible !

91 minutes, c’est le temps que passait chaque jour en moyenne un Français à consulter ses applications mobiles en 2016, comme le révélait cet article du Figaro

Les applications mobiles sont donc aujourd’hui devenues un vecteur important de l’information et du commerce. Selon cette étude réalisée par Médiamétrie pour l’année 2019, un Français sur dix visite chaque mois des sites et des applications luttant contre le gaspillage, ce qui représente une augmentation de trois millions d’utilisateurs en un an. Sachant que l’industrie textile est l’une des plus polluantes au monde – 150 milliards de vêtements vendus par an pour une émission de 1,2 milliard de tonnes de CO2 – on peut légitimement remettre en cause notre mode de vie. Et les applications sont là pour nous y aider. 

Que vous souhaitiez revendre ou donner, acheter ou récupérer, les applications mobiles vous aideront, selon votre style, vos attentes, et votre bourse. D’autres vous permettront de mieux
connaître le parcours de vie des articles que vous croiserez en magasin : en étant mieux renseignés, vous ferez le meilleur choix en fonction de vos propres critères. 

Alors n’attendez plus, venez découvrir avec MyCouturier quelles applications sont faites pour
vous

Quelques applications tendances pour lutter contre le gaspillage textile

Les applications d’achat/revente générales

Vous souhaitez vendre ce petit pull en laine que vous laissez trainer depuis trop longtemps
au fond du placard ? Vous aimeriez vous racheter un jean sans débourser une fortune ? Ces
applications vous permettront de faire vivre le marché d’occasion en toute simplicité.

Vinted

Sans aucun doute l’application la plus tendance à l’heure actuelle avec 25 millions d’utilisateurs en Europe, Vinted se présente comme un véritable marché textile de seconde main. Cette application est très avantageuse pour le vendeur : la totalité du prix de vente lui revient. C’est par contre à l’acheteur de s’acquitter des frais de port et de sécurité, ces derniers s’élevant à 70 centimes auxquels s’ajoutent 5% de la somme à payer. L’utilisation est simple, efficace et rapide, même si le nombre pléthorique d’annonces paraissant chaque jour diminue la visibilité de chacune d’entre elles.
Seul problème aujourd’hui, la notoriété de l’application a entraîné une augmentation des
arnaques, à l’achat comme à la vente. Il faut donc rester vigilant en utilisant cette application, qui reste toutefois l’une des meilleures en son genre.

Vestiaire Collective

Une application qui affiche clairement sa volonté de ne proposer que des articles de luxe,
mais d’occasion. Les prix s’ajustent donc en conséquence. L’application procède à une réelle
sélection, et ce à plusieurs niveaux. Elle filtre d’abord les annonces qui sont postées : ne sont
retenues que les pièces qui intéressent le site (pièces rares, iconiques, …). Une fois l’annonce
déposée et l’article commandé, il transite par les locaux de la plateforme, qui s’assure de
l’authenticité du vêtement et de la qualité de son état. Très peu de risques donc d’avoir une mauvaise surprise. Le revers de la médaille est que les tarifs sont moins avantageux que sur les autres applications : le vendeur payera une commission de 18€ et ne percevra au maximum que 80% du prix de vente.
L’application propose aussi un service premium : La Conciergerie. En choisissant cela, c’est le
site qui s’occupe intégralement de la vente : photos, annonce, négociations, et évidemment
vérification et livraison. Dans ce cas, comptez ne percevoir au mieux que 75% du prix de vente.

Et c’est tout ?

Vinted et Vestiaire Collective ne sont évidemment pas les seules applications d’achat/revente sur le marché. Si le principe de base reste sensiblement similaire pour chacune d’entre elles, vous en trouverez tout de même pour tous les goûts et tous les styles :

A celles et ceux qui veulent pouvoir passer des commandes groupées, ou pouvoir organiser
une vente aux enchères, nous conseillons United Wardrobe. Pour les aficionados d’Instagram (qui peuvent nous retrouver sur notre page @my.couturier), Depop est fait pour vous. Une photo = un article à vendre. Simple non ? Si vous désirez des articles d’occasion authentifiés haut de gamme, voire de luxe, vous pouvez télécharger Videdressing  La commission est offerte jusqu’à 150€, puis est de 15% du prix de vente et ne dépassera pas 300€.
Enfin, si vous avez besoin de vous séparer d’un nombre important de vêtements, préférez
Patatam, qui rachète à bas coûts vos stocks.

Les appli spécialisées

Geev

Geev c’est la startup qui prend de l’ampleur en ce moment. Elle ne mise ni sur la revente ni le rachat d’articles usagés, mais sur le don. Très pratique en situation d’urgence (un·e étudiant·e qui doit rendre son logement par exemple, ou à l’inverse le meubler), Geev permet de mettre en relation des particuliers qui souhaitent se débarrasser de produits (meubles/ vêtements/ aliments) avec des personnes qui souhaitent en récupérer. Le maître-mot : éviter le gaspillage, quel qu’il soit.

MyCouturier

En attendant de pouvoir télécharger notre application, qui ne saurait tarder, nous ne pouvons que vous conseiller d’aller jeter un œil sur notre site. Comme il n’est pas toujours facile de
procéder soi-même à ses retouches, nous vous permettons de trouver un couturier ou une
couturière proche de chez vous, qui se fera un plaisir de vous rendre service. En fonction de la retouche dont vous avez besoin, vous pourrez rentrer en contact avec une personne qui vous fera part de ses tarifs, nettement plus avantageux que chez des professionnels (comptez environ une douzaine d’euros pour les travaux les plus délicats, comme les ourlets). 

N’attendez plus pour trouver votre couturier près de chez vous (Trouver un couturier ici).
Pour les amoureux·ses de l’upcycling, nous proposons également des tutoriels pour
customiser vos habits sans rien jeter, à retrouver sur notre blog. Enfin, un shop upcyclé est à
disposition, pour que vous puissiez vendre vos créations ou profitez de celles des autres.
Vous pouvez si vous le souhaitez rejoindre la communauté MyCouturier et mettre vos talents au service de tous.

Petit Bateau 

L’application Petit Bateau permet de mettre en relation des acheteurs de la marque, et de donner une seconde vie à leurs articles. Bien évidemment, la plateforme n’accepte que les produits provenant de Petit Bateau. Rare magasin à proposer ce service de recyclage interne, il permet de porter la marque à moindre frais tout en allongeant la durée de vie de ses articles. Il y a fort à parier que ce genre de service se développera avec le temps.

Les appli de notation

Viji 

Viji, une application française toute récente, se propose de vous révéler la « véritable histoire
de vos vêtements ». A partir du nom de la marque ou du scan d’un article, vous pourrez accéder à une analyse complète et transparente de ses conditions de fabrication (le nombre d’entreprises répertoriées augmente, mais est pour le moment relativement faible du fait de la jeunesse de l’application). Pas de note ici, jugée trop réductrice, mais des informations pour laisser les personnes faire leur choix selon leur jugement. Quatre critères sont retenus par l’application : la sécurité sanitaire, les conditions sociales de production, la traçabilité et les conditions environnementales de fabrication. Trois niveaux de confiance des informations sont mentionnés – déclarées, prouvées, sécurisées – en fonction de la fiabilité des sources et de la possibilité de les vérifier.
Dans une optique similaire, mais davantage axée sur une lecture facilitée des mêmes
critères, la non moins jeune application française Clear Fashion vous indiquera le score sur 100 d’un article en le scannant.

Good on you 

Good on you est une application créée en 2015, précurseure de Yuka, et popularisée par l’actrice Emma Watson, qui vous permettra de scanner vos vêtements en magasin pour en connaître l’origine. L’article choisi sera associé à une mention, indiquant le degré d’éco-responsabilité de la marque.Trois critères essentiels servent à déterminer la mention : animalier, environnemental, socio – sanitaire. L’application se base sur de multiples sources (dont des labels) pour élaborer son jugement sur plusieurs milliers de marques. Attention cependant, elle n’est encore pour le moment disponible qu’en anglais !

Vous l’aurez compris, les applications mobiles sont vos alliés pour lutter contre le gaspillage
textile. En derniers recours, si vous ne souhaitez pas vous insérez dans un réseau marchand,
n’oubliez pas qu’il vous reste les alternatives traditionnelles de don aux associations comme Le Relais ou Emmaüs, qui redistribueront vos habits aux plus démunis.
Parce qu’il n’y a pas de petits gestes, mais que de grandes actions, pensez au zéro déchet !
Couturement vôtre,

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“J’ai demandé la machine à coudre de ma grand-mère, c’est comme ça que tout à commencé !” [Portrait de Couturier]

J’ai demandé la machine à coudre de ma grand-mère, c’est comme ça que tout à commencé ! [Portrait de Couturier]

Portrait de Couturier avec Louis_Coud

#portrait de couturier #upcycling #passion couture #couturier #louis coud

Du costume au sweat à capuche, en passant par le pyjama ou le trousseau de naissance, il n’y a qu’un coup de ciseau pour Louis, jeune couturier de talent qui nous a ouvert les portes de son univers et nous a dévoilé sa vision de la couture. 

Après avoir découvert la couture en 2015 grâce à sa tante qui fabriquait des porte-tartes, Louis a accroché et est rapidement devenu mordu de ce passe-temps qui lui permet de mettre à l’œuvre ses capacités manuelles. Il a « demandé la machine à coudre de sa grand-mère pour pouvoir coudre chez lui » et n’a depuis ce jour-là jamais arrêté la couture.

« Ce que j’adore, c’est que la créativité en couture n’a aucune limite. La couture me permet avant tout de décompresser et de me vider la tête. C’est un moment que j’apprécie particulièrement »

Lorsque nous demandons à Louis sa vision sur son passe-temps favori, il nous montre à quel point la couture lui permet de se recentrer sur lui-même et d’exercer sa créativité.

Les vêtements fabriqués de A à Z, à partir de patrons et tissus de toutes formes et couleurs sont vite devenus les pièces maîtresses de sa garde-robe, puisqu’il coud aujourd’hui essentiellement des chemises, des pantalons ou encore des manteaux. Mais son activité ne s’arrête pas là, car il coud également beaucoup pour son petit-cousin !

« La couture n’a jamais été aussi tendance qu’aujourd’hui. 
Beaucoup veulent essayer le DIY, Do It Yourself. »

Avec sa passion, Louis se lance de   véritables défis pour réaliser les pièces les plus compliquées, comme son costume ci-contre, une pièce qui le rend extrêmement fier.
« J’ai passé beaucoup de temps dessus pour qu’il soit parfait. C’est important pour moi d’avoir de belles finitions. »

Enfin, lorsque l’on interroge Louis sur le vêtement qui le représente le mieux, sa réponse ne nous surprend pas, au vu des nombreuses photos de chemises que l’on a pu découvrir en nous promenant sur son compte Instagram @louis_coud

« Si j’étais un vêtement, je serais une chemise. J’aime coudre cet indispensable et intemporel de la garde-robe masculine. Chaque étape de la réalisation me plaît : le col, les poignets, etc.  Je trouve que cela donne un look très classe mais aussi un peu décontracté à la fois : une pièce parfaite ! ».

Psst !

Si vous aussi, vous voulez contribuer à aider ceux qui vous entourent à donner une seconde vie à leurs vêtements, n’hésitez pas à rejoindre notre communauté de couturier.e

Si au contraire, vous souhaitez bénéficier du talent d’un de nos couturiers tout près de chez vous pour retoucher un de vos vêtements ou le réparer, vous trouverez sans aucun doute votre bonheur

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Mode responsable : 3 raisons de faire retoucher ses vêtements plutôt que de les jeter

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Mode responsable : 3 raisons de faire retoucher ses vêtements plutôt que de les jeter

Ce matin alors que j’attrapais dans mon armoire une blouse en viscose, je m’aperçois que la couture en est défaite sur environ cinq petits centimètres. 

Fort heureusement, j’ai appris à coudre depuis l’âge, ô combien jeune, de 8 ans. Je cherche donc un fil, une aiguille, et à la main (oui oui, pas envie d’apprêter la machine pour quelques centimètres) je recouds donc l’ourlet. 

Ce geste pour moi quotidien est pourtant un soucis pour tous ceux qui ne le maîtrisent pas. Après tout, nous ne sommes pas nés avec l’aiguille dans la main ! 

Pour tous ceux sachant coudre, et tous ceux ne sachant pas coudre, j’ai fondé MyCouturier.
Ce projet est pour moi la solution au blocage qu’ont certaines personnes à ne pas faire retoucher leurs habits (trop cher, trop peu visible, trop loin) et ceux qui aiment coudre et souhaitent compléter leur revenu en proposant des prestations de retouche à leurs convenances.

Voici 3 raisons qui vont vous décidez à faire retoucher vos habits (au lieu de les jeter)

Raison n°1 : le prix abordable

L’argument financier est certainement le principal critère lorsqu’il s’agit de peser le pour et le contre “vais-je faire retoucher cet habit? “. Considérant le prix toujours plus bas des vêtements de la grande distribution, vous pouvez vous demander si il est vraiment nécessaire de réparer ce que vous possédez alors que pour le coût de la retouche vous pourriez presque racheter le même. 

C’est devant cet argument qu’une plateforme telle que MyCouturier a été pensée. Si les Couturiers de la plateforme déterminent eux même leurs tarifs, ils sont en moyenne 2 fois moins cher qu’en atelier physique. L’objectif : la retouche pour tous. Et au final, vous économisez sur cet habit que vous n’irez pas racheter inutilement. 

Raison n°2 : la proximité de chez vous

L’autre aspect important de la démarche MyCouturier, c’est de vous assurer de trouver des Couturiers le plus près possible de vous, avec une géolocalisation des profils. Le but est de vous faire économiser un temps précieux. Il n’est plus nécessaire de traverser la ville ou de comparer les prix sur une multitude de sites. Vous avez vos retouches clés-en-main sur la plateforme

Raison n°3 : la conscience environnementale 

Jeter un vêtement ne devrait jamais être une option. Il faut de nombreuses ressources, tant physiques qu’humaines, pour produire un seul habit. Dites vous qu’il faut 3700 L d’eau pour produire un pantalon en jean mais seulement 0 L pour le faire retoucher (lire notre article : Aidez la planète, recyclez un jean)

Cela est aussi vrai si vous tenez à vos vêtements, car l’affect joue beaucoup sur notre envie de conserver un habit, ce qui est d’ailleurs le sujet de notre dossier Cycle d’une garde robe : faire son nettoyage de printemps

Alors, n’hésitez plus jamais entre jeter ou réparer, choisissez MyCouturier 🙂

Couturement votre,

Emma de MyCouturier

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[#Tuto facile] Chouchou à noeud

[#Tuto facile] Coudre son chouchou à noeud

Le chouchou marque un grand retour depuis quelques temps. De nouveau à la mode, idéal pour utiliser se chutes de tissu, et très amusant à réaliser, on vous donne la recette -si simple- du chouchou à noeud. 

Il vous faut :

Réalisation (comptez 10 minutes)

Après avoir découpé les pièces nécessaires, pliez en deux la bande de 9cmx20 cm endroit contre endroit et cousez à 5mm du bord. 

Retournez et glissez-y le ruban d’élastique. Cousez les extrémités de l’élastique pour former une boucle et piquez, à la main ou à la machine, les bords du tissu pour le refermer. 

La base de votre chouchou est prête, passons au noeud !

Posez les bandes asymétriques endroit contre endroit et cousez les à 5mm du bord en laissant une ouverture à la liaison au centre.

Retournez et cousez la liaison restée ouverte. Vous pouvez à présent nouer le tout sur le chouchou. Et voila, c’est prêt à porter !

mannequin de couture couleur framboise et veste de tailleur rose pale fait main

Vous êtes passionné.e de couture et vous souhaitez proposer vos retouches sur la plateforme ?